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Combien de migrants supporte la Suisse?

Combien de migrants supporte la Suisse?

Roger Köppel, rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Weltwoche », répond à une interview d’Edition Spéciale sur les thèmes de la prospérité, de la croissance et de l’application de l’initiative contre l’immigration de masse. Il est temps, dit-il, de prendre activement parti pour le parti de la Suisse.

La Suisse a-t-elle besoin de croissance économique ?
Roger Köppel : Oui. La Suisse est un pays sans richesse minière et sans colonie. Elle vit exclusivement des efforts et de la créativité des hommes et des entreprises qui y travaillent dans le cadre d’un régime économique aussi libéral que possible.

Cette croissance dépend-elle de l’immigration?
Non. Mais une immigration mesurée et gérée selon des critères raisonnables est dans l’intérêt de l’économie suisse. Actuellement, nous subissons une immigration de masse incontrôlée qui nuit à la Suisse et à son économie.

Une politique libérale ne comprend-elle pas aussi la libre circulation des personnes ?
Non. La libre circulation des personnes est une erreur de construction tout comme l’euro. 

A quelles conséquences vous attendez-vous si l’immigration se poursuit ces prochaines années au même niveau qu’aujourd’hui ?
Plus de criminalité, plus de chômage, des infrastructures de transport surchargées, des institutions sociales encore plus endettées, plus de bétonnage des paysages, plus de stress et d’insatisfaction chez les Suissesses et les Suisses, moins de productivité et moins de prospérité.

Pourquoi la politique a-t-elle tant de peine à appliquer la décision populaire du 9 février 2014 ?
Les élus politiques ont refusé d’emblée d’accepter cette décision. Le Conseil fédéral et une majorité politique à Berne l’ont combattu âprement et aujourd’hui ces milieux mettent tout en oeuvre pour empêcher son application. Depuis peu, même les organisations économiques participent à la campagne contre l’UDC. Ces comportements s’expliquent par des intérêts égoïstes et politiciens à court terme. La libre circulation des personnes offre une main-d’oeuvre bon marché à l’économie. Comme le parlement, le Conseil fédéral est dominé par le centre-gauche. On veut se rapprocher de l’UE parce qu’à Bruxelles ce sont les politiciens qui décident et non pas le peuple. Les élus suisses cherchent à se débarrasser d’une démocratie directe devenue inconfortable pour eux. Voilà pourquoi le Conseil fédéral veut conclure avec l’UE un dit accord-cadre qui subordonnerait la Suisse au droit et aux juges UE. 

Que devons-nous faire si l’UE refuse de négocier une adaptation de l’accord de libre circulation des personnes ?
Appliquer l’initiative! L’heure nous est favorable. L’UE croule sous les problèmes. Je ne crois pas que Bruxelles souhaite détruire l’un des derniers pays qui paie ponctuellement ses factures sans qu’on soit au préalable contraint de lui offrir des crédits par milliards.

Quelle direction la Suisse prend-elle ces prochaines années ?
La Berne fédérale est dominée par la gauche interpartis. Politique de gauche signifie toujours plus d’impôts et de taxes, toujours plus d’UE et toujours plus d’immigration incontrôlée, qu’elle soit légale ou illégale. Je suis cependant optimiste, je crois et j’espère que les forces politiques de droite progresseront à nouveau lors des prochaines élections. Quant à l’UDC, elle est comme un roc dans la tempête.

Quelle était votre motivation d’entrer en politique ?
Il ne me suffit plus d’écrire. Je ne supporte plus de voir de l’extérieur la Berne fédérale détruire progressivement le modèle à succès suisse. Il est temps de prendre activement parti, de prendre le parti de la Suisse.

Que croyez-vous pouvoir faire bouger à Berne ?
Je m’engage pour la Suisse. Je défends la Suisse comme journaliste, aussi face aux attaques de l’étranger, par exemple à la télévision. Si je suis élu – le chemin jusque-là est encore long – j’aurai recours à toutes mes capacités pour empêcher que la Suisse soit bradée à l’UE et finalement détruite. Je veux aussi m’engager pour une meilleure coopération entre forces politiques de droite. Il faut oublier toutes les susceptibilités mesquines. Il s’agit tout de même de la Suisse.

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