Réduire le nombre de frontaliers

Edition spéciale Edition spéciale de novembre 2012

Pierre Rusconi, conseiller national (TI)

Des chiffres sans-appel ne laissent aucun doute. En 2010, 45 000 frontaliers du nord de l’Italie passaient la frontière pour venir travailler au Tessin…  

Des chiffres sans-appel ne laissent aucun doute. En 2010, 45 000 frontaliers du nord de l’Italie passaient la frontière pour venir travailler au Tessin. Maintenant, ils sont 55 000 travailleurs étrangers à traverser quotidiennement la frontière. Depuis 2010, ce sont 400 nouveaux frontaliers par mois qui travaillent au Tessin. Les Tessinoises et Tessinois sont particulièrement touchés dans les branches qui connaissent une augmentation constante des frontaliers au détriment des travailleurs locaux.

Pendant ce temps, le Conseil fédéral reste les bras croisés et se contente d´observer la situation. Jusqu´à ce jour, la Berne fédérale a toujours nié l´existence de ce problème, minimisé les difficultés et loué les mesures d´accompagnement qu´elle considère comme la panacée universelle. On ose espérer que la situation alarmante qui s´est développée entre-temps tire enfin le gouvernement de sa léthargie et l´incite à redresser la barre. Mais d´ici à ce qu´une politique plus intelligente soit lancée, il est important de stopper ce phénomène avant que les dommages ne soient irréversibles. Un premier pas dans ce sens pourrait consister à inciter les autorités communales et cantonales à offrir aux chômeurs indigènes les emplois disponibles, comme c´est déjà le cas à Genève. La solution définitive du problème passe cependant par une nouvelle négociation de l´accord de libre circulation des personnes. Il est indispensable de revenir à un système de contingents et de plafonds adapté aux besoins de l´économie suisse et de rétablir le principe de la priorité des nationaux. Des plafonds devront également être fixés pour les frontaliers afin de combattre efficacement les problèmes posés par la funeste libre circulation des personnes. Notons aussi que cet accord a conduit à une situation totalement unilatérale: seuls les ressortissants UE en profitent alors que les Suisses continuent d´être défavorisés à l´étranger où on leur oppose d´innombrables chicaneries et des obstacles administratifs insurmontables.

Si la Suisse veut maintenir sa prospérité, elle doit rejeter ou résilier tous les accords internationaux qui s´opposent à ces principes. Faute de quoi les conséquences pour l´emploi de la ­population indigène et les assurances sociales suisses seront gravissimes.

Pierre Rusconi, conseiller national, Sorengo, TI

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